Changement de registre pour nous
cette année car, après une suite haute en couleurs l'année dernière (« Le retour de la vengeance de la maléfique
sorcière du mystérieux bois de Tréqueffellec »), nous avons choisi de
présenter en 2010 un spectacle plus fort mais aussi fou, intitulé MENEZ TAERDER,
du nom du Mont où se déroula la légendaire bataille qui scella le sort du grand
peuple.
Le texte
d'introduction du spectacle
Les 5 premières
minutes du spectacle filmées par An Tour Tan au Pavillon : cliquez ici
Sachez que Menez TAERDER
constitue l'ouverture de notre nouveau spectacle d'1h15, intitulé SORCIERES !, qui vous contera comment les sorcières
primitives furent écrasées au Mont TAERDER et le sort qui fut réservé à la
dernière d'entre elles à Kerfeunteun... en 1939.
SORCIERES !
reprend fièrement le chemin tracé par son très fameux prédécesseur BREIZH SIDE STORIOU .
Vous voulez tout savoir ?
Ce nouveau spectacle est pour
nous l'occasion de faire rentrer une nouvelle famille de personnages dans notre
grande galerie de créations. Les sorcières (ou primitifs), qui succèdent donc
aux korrigans, loups, mendiants, marins, hôtesses et géants nous permettent de
diversifier avec plaisir notre large palette de « héros ».
Consistants, crédibles et féroces, ces nouveaux personnages nous ouvrent de
multiples horizons créatifs dans lesquels nous ne manqueront pas (?) de nous
engouffrer... mais c'est une autre histoire.
Après le picaresque personnage de
la sorcière en 2009, nous sentions qu'il ne fallait pas en rester là et nous
voulions tirer la ficelle un peu plus en lui inventant une lignée, une
appartenance. C'est chose faite ! La voilà maintenant située clairement dans
le temps en 1939, dernière survivante d'un peuple disparu (un peu comme Nessie,
dans le Loch Ness).
La fantastique musique, écrite
par Fabien ROBBE, est cette année à l'image du spectacle, plus dure et
délibérément plus rock. Contrastant en cela avec ce qu'avait écrit
brillamment l'année
dernière Yves CAMPO, dans un registre plus léger et plus aérien.
Il nous apparaissait essentiel de
privilégier des danses « dures » de Basse Bretagne pour la 1ère
partie du spectacle : notre choix s'est donc porté vers le plinn et le
fisel, danses techniques et rythmées. Pour la partie centrale,
l'enlèvement des
âmes et des corps des sorcières par les 3 sœurs (les 3 faucheuses), nous
avons
choisi un mélange de mazurka et d'aven, plus léger, plus lisse et plus
coulant.
Enfin... quoi de mieux que la suite de Loudéac, détonnant mélange de
bras rythmés
et de pas cadencés pour illustrer la folie qui s'empara des humains,
nouveaux
maîtres de la terre.
La confection des costumes des
sorcières ne fut pas facile. Nous souhaitions partir d'inspirations
celtes au
début (kilts, peintures, peaux, fourrures, etc.), mais comme ce n'était
pas
très réussi, nous avons vite travaillé dans une direction inspirée des
gitans
du pacte des loups. Nous avons donc écumé les fripes et les ventes de
fausse
fourrure. Une fois celtisés et customisés individuellement, ces costumes
nous
semblent avoir fière allure non ?
En opposition avec ces costumes
bourrés de détails différents, nous avons homogénéisé au maximum les humains,
sans fioriture supplémentaire (pas besoin de ressortir nos riches et lourds
costumes colorés du 19ème siècle). Le contraste n'en est que
meilleur. Il nous a fallu d'ailleurs refaire quelques tabliers verts pour
équiper toutes les filles... mais le résultat est là !
Pourquoi ne pas avoir travaillé
aussi sur les costumes des humains pour leur donner une allure plus
anicienne ? Comme le texte d'introduction le dit, il s'agit d'une histoire
racontée, transmise depuis des générations par les seuls initiés. Nous
souhaitions donc la transposer à l'époque où elle est racontée, c'est-à-dire au
début du 20ème siècle, à la manière des artistes moyenâgeux qui
représentaient toujours les scènes antiques (épisodes de l'Evangile notamment)
en costumes médiévaux.
2 personnes sont venues nous
aider à travailler les danses traditionnelles : Robert Le BASTARD pour le
Plinn et Jeannot Le COZ, pour le Fisel. Un grand merci à eux !
2 personnes sont venues nous
aider à affiner la mise en scène et les intentions : les quimpérois Alain
MENEUST (avec qui nous avons régulièrement travaillé depuis 2007) et Irène
PERICHOU HENOT (que nous découvrions cette année). Leurs conseils, très cohérents
et très précis, nous ont beaucoup aidés. Un grand merci à eux aussi.
Le texte d'introduction, dit
simultanément en breton et en français est dit en breton par Bob SIMON (c'est
le grand père de HEOL) et Alain MENEUST qui, en plus d'être metteur en
scène est aussi un très grand acteur. Nous les remercions du temps qu'ils ont
bien voulu nous accorder.